Question indicateur : connaissez- vous cette équation KBI= KPI +/- soft skills ? Partie 1

Là où les indicateurs sont perçus comme une tâche rébarbative souvent imposée ou comme un déluge de chiffres dont il est difficile de tirer du sens, ils sont pourtant nécessaires pour donner le cap entre le pilotage stratégique et le management opérationnel.

Est ce que vos Key Performance Indicators (KPI) vous disent tout ?

Tout le monde vous le dira: on ne peut pas piloter ce qu’on ne peut pas mesurer.

Pour éviter l’inventaire à la Prévert, chaque indicateur doit faire l’objet d’une réflexion extrêmement poussée et tout l’enjeu réside finalement dans l’identification des informations précises que l’on va chercher.

Liés à la stratégie de l’entreprise, les KPI sont censés permettre aux managers et aux équipes d’évaluer l’efficacité de leurs actions.

Mais peuvent- ils vraiment le sens souhaité dans le secteur de la santé où il ne peut y avoir standard de prise en charge de vie humaine?

 Pensez- vous qu’un KPI ici dans le contexte sanitaire et social que nous traversons est fiable? Prenez l’exemple de l’absentéisme.

Auquel cas, le plus important serait avant tout d’identifier le besoin concret auquel il doit répondre. Et cette réflexion en amont laisse de plus en plus place à un autre type d’indicateur qui fera de plus en plus la différence dans le temps.

Ne recrutez pas vos salariés que sur leurs compétences, car elles s’acquièrent.

Recrutez- les sur leur comportements et leur leur état d’esprit car ça, ça ne change pas.

Celine Lazorthes, fondatrice de Leetchi et de Mangopay.

Connaissez- vous les Key Behavioral Indicators (KBI)?

Et ça, vous ne le trouverez pas dans une fiche de poste…

Pourtant les compétences comportementales (rarement mentionnées dans la description d’un métier) sont pourtant clés dans la compréhension et la bonne exécution des tâches.

Rhona Flin psychologue les décrit comme “une combinaison de savoirs cognitifs, sociaux et des ressources personnelles complémentaires des savoir- faire procéduraux qui contribuent à une performance efficiente et durable”. 

Et ce sont souvent ces CNT qui qualifient souvent le fameux “facteur humain” à géométrie variable.

Quand on réfléchit à la complexité de l’écosystème du continuum de soin qui doit faire travailler ensemble des acteurs de santé qui sont souvent en silos métiers- dépendants avec des cultures parfois différentes, tout l’enjeu est de trouver un langage commun lié au sens et à la raison d’être : prendre soin.

Qualifiés pour quantifier le système “humanitaire” d’un établissement de santé, ces KBI ont l’avantage d’être modulables selon les besoins et fonction de la maturité et de l’évolution des organisations.

c’est aussi accepter la Responsabilité Humaine dans toutes ses dimensions et parfois oui sa vulnérabilité mais aussi sa richesse, sa diversité, sa singularité et son état d’esprit.

A commencer par mieux se connaître soi, de mieux apprendre à valoriser notre boussole interne pour mieux trouver sa place dans sa matrice professionnelle et pouvoir s’approprier la vision d’un collectif dans sa mission pour dessiner une feuille de route cohérente et concrète qui continue de donner du sens au quotidien. 

Suite …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.