Question indicateur: connaissez- vous cette équation KBI= KPI +/- soft skills ? Partie 2

 KBI= KPI +/- soft skills

 La compétence est là, incontestablement.

Par contre, ce qui fait la différence (et parfois le dysfonctionnement), ce sont les compétences non techniques (CNT) ou “soft skills”.

Du travail d’équipe à la gestion de tâche, de la prise de décision à la gestion de fatigue en passant par la “conscience de la situation” comme de la gestion du stress, toutes ces compétences sont aussi mises à rude épreuve dans les établissements de santé.

Avec du recul sur la période inédite que nous vivons aujourd’hui, ce sont aussi elles qui ont largement illustré combien ce sont les comportements et attitudes en termes de prévention, de responsabilisation  et de créativité pour garder le cap ont souvent permis de faire la différence.

C’est dire combien elles ont aussi leurs places à côté des compétences techniques.

5 étapes pour celles et ceux qui veulent développer les CNT dans leurs équipes:

  • Identifier au moins 5 soft skills utiles et concrètes pour votre établissement
  • Former vos équipes et vos manager
  • Définir des objectifs avec vos équipes pour les mettre en application
  • Valoriser l’évolution du développement des soft skills avec les compétences de chacun
  • Encourager la diversité et le respect de la singularité de chacun

Et c’est une démarche constante parce qu’elles sont difficiles à maîtriser. Pourquoi? Car elles peuvent nécessiter une auto- discipline et des changements dans les habitudes de chacun qui par effet papillon ont des répercussions non seulement dans la dynamique interpersonnelle mais aussi la culture organisationnelle de chacun et de tous.

C’est aussi une démarche d’amélioration continue.

Un autre regard sur le management santé

Quelle finalité pourrait- on attendre? Un curseur de management santé qui ouvre plus de perspectives à la délégation en confiance, des responsabilités au plus près du terrain dans la prise de décision et la gestion des tâches, un travail d’équipe qui sait gérer la fatigue et le stress en adéquation avec l’activité parce qu’ils ont une conscience concrète de la situation.

Ici encore plus, l’adversité partagée est le ciment de la confiance des équipes dans le quotidien du travail.

Le management est avant tout affaire d’écoute et de sensibilité.

La gestion des ressources de l’équipe doit être avant tout guidé par la volonté de promouvoir la sécurité au travail. Et la formation aux facteurs humains doit ainsi permettre d’améliorer la conscience d’une situation mais aussi la conscience de soi en ce que chacun est ressource. Et ce, dans un climat qui favorise une culture d’entreprise où l’autorité peut être respectueusement remise en question dans son périmètre mutuel de compétences. 

Et ce que nous attendons de nos professionnels de santé pour prendre soin de notre bien le plus précieux: notre santé, c’est l’empathie pour soulager entre autres notre charge mentale et nos inquiétudes légitimes.

Prenons un autre exemple de “l’Hôpital Magnétique” qui existe déjà aux Etats- Unis et qui semble avoir trouvé un certain équilibre entre KPI et KBI.

L’idée est de faire des soignants les moteurs de la décision, et redonner une autre attractivité à l’ Hôpital.

Et ça marche encore plus en période de situation sanitaire qui perdure.

Autrement dit, c’est aussi gagner en simplicité, en rapidité d’action (agilité) et en efficacité. C’est peut-être déjà en soi l’innovation organisationnelle que se réinventer en interne- et ça les indicateurs ne le disent pas.

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