Avez- vous pensé à engager votre résilience opérationnelle pour gagner en performance ? Partie 1

La règle première d’une organisation qui garantit sa pérennité, c’est son bon fonctionnement et son efficacité.

En temps normal, l’adaptabilité est un simple avantage, quand la situation se complique cela devient essentiel.

En temps incertain, ​​Une crise qu’elle soit économique, sociale ou sanitaire crée aussi une opportunité réelle pour le chef d’entreprise de préparer sa structure à l’avenir. Et  l’enseignement premier que nous avons tous retenu : le risque zéro n’existe pas. Avec une autre prise de conscience : il ne faut pas attendre que le pire arrive pour prendre des décisions fortes ou comme le dirait le vieil adage, chat échaudé craint l’eau froide.

Sans jouer les Cassandre, la crise Covid est un “signal faible” qui  semble préfigurer le cycle à venir et la nécessité de repenser nos façons d’analyser, créer et d’interagir. 

La diversité des organisations est une richesse pour évoluer

Parce que chaque organisation est unique, l’interaction multi-factorielles (relationnel, managériale, organisationnel…) requiert une compréhension unique et adaptée à chacune des entreprises concernées.

Un organisme qui n’évolue pas est condamné à disparaître. C’est un fait.

Si les bouleversements survenus lors de la crise sanitaire ont encore plus mis en évidence le besoin d’adaptabilité des organisations,  ils ont aussi suscité un vif désir d’anticipation des changements à venir, en se projetant dans le temps long . Autrement dit, plus d’agilité en conjuguant adaptation et facteur temps avec en plus un engagement fort sur l’axe fort de Responsabilité Sociétale d’Entreprise  très lié à la Qualité de Vie au Travail – a fortiori dans un contexte de recrutement profondément .

Bref, s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue pour développer la performance durablement. C’est gérer l’équilibre général de l’écosystème de l’entreprise et résister, en temps de crises, tout en ayant une vision long terme qui tienne compte des évolutions systémiques.

Tout simplement parce que notre propre corps humain est lui-même le résultat d’une succession de transformations survenues naturellement et à des fins d’harmonisation avec notre écosystème. Non seulement il s’est adapté à de nouveaux besoins mais, aussi, à un environnement lui aussi en constante évolution.  Au même titre qu’un organisme vivant, chaque organisation porte une singularité : une histoire, une culture, des pratiques, des processus, … avec une combinaison bien spécifique. Elle a aussi ses propres traumatismes, ses règles implicites de fonctionnement et tout un soubassement qu’il importe de considérer pour agir avec pertinence– au risque de rester bloquer en mode survie cyclique.

L’ évolution des métiers des fonctions supports

Dans un nouveau monde engagé dans un mouvement complexe et en perpétuelle accélération, l’ objectif est encore plus de transmettre la bonne information aux bonnes personnes et au bon moment. De même qu’ à l’image de notre système nerveux, l’information doit y circuler de façon fluide et naturelle. 

Révélatrice d’une fracture entre les activités, cette crise a finalement mis en exergue une grande fracture de l’utilisation des usages numériques dans la gestion des flux d’informations, plus liée à la maturité des entreprises dans leur usage de la donnée qu’à leur secteur d’activité.

C’est aussi mettre en lumière l’ensemble des fonction supports (back office) dont les activités s’articulent entre autres autour :

  • Des Systèmes d’Information : ensemble des outils ( technique: ordinateurs,, applicatifs: logiciels, organisationnels: cadre d’utilisation) et moyens ( financiers et humains) pour collecter, stocker et traiter l’information
  • La Gestion des Ressources Humaines: planification des processus , formation et progression du travail (…)
  • La communication: horizontale et verticale de l’ensemble des parties prenantes internes et externes

C’est un fait: les fonctions support doivent mener leur propre (r) évolution avant de recommander aux autres secteurs internes de le faire.  Il s’agit pour les entreprises de s’autoriser une réelle transformation de leur performance opérationnelle. Autrement dit, leur résilience opérationnelle. Cela appelle à la transformation des métiers qui ont désormais des besoins nouveaux de ressources et de compétences.

Cette transformation ne doit pas être sous-estimée car elle est porteuse d’un changement culturel fort. L’innovation est un processus social qui réussit lorsqu’un nombre croissant de parties prenantes s’engagent dans le projet, et elles le font par envie- et par intérêt.

« Pas de changement si nous continuons à faire la même chose”, nous disait Albert Einstein. S’en saisir ou la subir, la question sera de faire évoluer un management basé sur la confiance et l’autonomie pour que toute l’entreprise parvienne à s’engager dans une dynamique agile en intelligence collective. En regardant les contraintes comme les opportunités, en osant se réinventer plutôt que poser des rustines, c’est faire appel à cette part d’intelligence que nous avons tous et communément appeler intelligence collective à plusieurs. C’est d’intelligence distribuée dont il est désormais question et d’engagement.  Et cela dans une démarche collaborative au sein des organisations mais également entre écosystèmes, tiers lieux et réseaux.

Le changement cesse d’être un sujet de management pour devenir une question fondamentale d’organisation. En écho à l’organisation cellulaire,  le changement n’est pas la prérogative d’un département spécifique: c’est l’affaire de tous dans une dimension plus systémique à 360° . Le changement fait partie de l’ADN de l’organisation cellulaire. Il est au cœur de sa culture.

Pour insuffler une belle énergie transformative, cela implique donc une toute autre façon d’appréhender l’organisation du travail comme un organisme vivant en cultivant un climat de confiance et d’entraide pour faire éclore le meilleur de chacun, en accueillant la diversité sous toutes ses formes, en s’ajustant au rythme des aléas et de le faire vivre activement au sein de sa culture et de sa façon de faire.  Et par effet cascade, le potentiel d’innovation du secteur en sera renforcé. Il n’a pas de diplôme et de formation, c’est avant tout un état d’esprit à la portée de tous qui se cultive avant tout par la curiosité. Nombreux sont ceux qui disent que le siècle prochain sera d’ailleurs soft skillien.

./. Suite Partie 2

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