Avez- vous pensé à engager votre résilience opérationnelle pour gagner en performance ? Partie 2

La résilience opérationnelle en santé

Ce n’est qu’un début: il faut accompagner la transition entre l’ancien l’ancien monde et le nouveau monde de la santé. Dans le monde d’hier, le médecin de famille était le premier référent accessible auquel le patient faisant appel pour traiter ou tenter de traiter . Ici, on était dans le traitement autrement dit le Cure. Dans le monde de la santé en devenir, le patient- acteur est connecté, informé et se met ou est en recherche de la prise en charge la plus personnalisée qui lui correspond : on entre autrement dans le prendre soin et on parle ici plus de Care.

L’outil n’est efficace que par l’usage qu’on en fait pour valoriser son activité.

Il est impératif de sélectionner les outils qui auront un réel potentiel d’utilité et qui seront déployés dans des conditions réalistes et acceptables-  y compris sur le plan de l’éthique et de la sécurité informatique au coeur des préoccupations des dirigeants actuels. Dans le même sens, la démarche bénéfice risque au coeur de la réflexion médicale doit dorénavant compter avec les nouveaux avantages porteurs de grandes promesses comme des nouveaux risques critiques ( cybertattaque) dans un usage éclairé et pragmatique. Autrement dit s’ouvir à l’innovation tout en restant vigilant à la maîtrises des risques éthiques qui peuvent être associés au développement de ces innovation de rupture.

Déjà à flux tendu au quotidien, ces outils ne doivent pas entraîner une dispersion des énergies et des moyens avec une perte de change potentielle pour les patients. Choisir un outil n’est pas difficile là où la complexité de la mise en œuvre et les difficultés organisationnelles est plus complexe: tout repose sur l’organisation médicale et sur les soignants. 

Du silex au pixel diront certains, il n’en demeure pas moins que cette connectivité H24 qui accélère les connaissances , offre de nouvelles opportunités, assure un soutien psychologique,  fait gagner en efficacité, permet de partager des informations mais ne remplace pas la chaleur et la richesse des rapports humains.

C’est finalement de l’usage et de la capacité à créer de nouvelles organisations qu’émergeront des innovations tech et non l’inverse. 

Prendre en compte l’hybridation dans les pratiques des relations humaines et exploiter le meilleur des deux mondes réel et virtuel, en préservant notre besoin de sociabilisation et de convivialité autrement . C’est répondre aussi à de nouvelles préoccupation pour une meilleure qualité de vie du smartworking en devenir.

Sans doute aussi plus économe en ressources si les outils de l’ancien monde sont remplacés par ceux du nouveau. Il ne s’agit en aucun cas de s’opposer aux valorisations traditionnelles ou de déconstruire l’existant mais de les compléter . En effet, les approches méritent d’être combinées , et non musée en opposition, pour obtenir plus de valeur ajoutée dans le prendre soin. Il faut également veiller à ne pas oublier les “exclus” de la société numérique: les personnes dépendantes, les handicaps, les personnes âgés ou encore les éloignés du haut débit.

Soyons clairs, le numérique n’est pas une fin en soi, c’est un moyen de coordination pour mieux soigner.

De la résilience à l’innovation organisationnelle santé

Confrontés à une offre numérique pléthorique,  nous ne sommes en vérité qu’aux prémices de cette évolution dont les impacts économiques, sociaux et sociétaux seront exponentiels. Et c’est justement parce que ces enjeux sont à la fois économiques et sanitaires que la problématique de sa régulation doit être considérée comme une priorité.

Accompagner l’innovation organisationnelle des établissements et des utilisateurs afin que ces nouveaux outils rejoignent en bonne intelligence la palette d’outils déjà présents pour s’intégrer durablement dans le workflow, le flux de travail. Cette émulation est un catalyseur d’innovations là où elle permet à chacun de laisser libre cours sa créativité pour devenir meilleur .

Je suis convaincue qu’il fait accompagner la transition entre l’ancien et le nouveau monde. Et afin d’être plus efficace et rationaliser au juste besoin les coûts au bénéfice de tous, l’anticipation est la clé.

Pour une médecine de plus en plus prédictive là où il s’agit désormais de favoriser la prévention, l’information qualifiée, la détection précoce, le suivi pathologique et thérapeutique.

Encore plus aujourd’hui, la transparence de l’information est la condition nécessaire pour restaurer la confiance du patient dans un contexte de protection juridique et réglementaire des données sensibles particulièrement des données de santé. Pour ce faire, les technologies digitales doivent être utiles à la santé publique en répondant aux besoins des patients et aux usages des soignants. Il est également essentiel qu’elles préservent la confidentialité des données personnelles et qu’elles assurent le fonctionnement des systèmes de prise en charge. Les défis de notre temps finalement.

 

Toute le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre, quand en réalité, c’est la graine.

Nietzche

 

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